Informatique libre ?

À propos du logiciel libre…

L’expression « logiciel libre » est souvent assez floue dans l’esprit de tout un chacun…

Selon l’encyclopédie en ligne Wikipedia « un logiciel libre est un logiciel tel que toute personne qui en possède une copie a le droit de l’utiliser, de l’étudier, de le modifier et de le redistribuer ». Ce sont les 4 libertés fondamentales du logiciel libre. Il fait ainsi l’objet d’une licence correspondante, la plus répandue étant la licence publique général GNU ou « GNU GPL ».

En cela, le logiciel libre est quelque peu différent du logiciel dit « propriétaire » puisque, concernant ce dernier, il ne suffit pas d’en posséder une copie pour avoir le droit de l’utiliser, ni de l’étudier —et comment d’ailleurs ?—, encore moins de le modifier et quant à le redistribuer : on oublie. On a le droit de l’utiliser si on en achète la licence, et c’est tout. Autrement on est hors la loi, et quand on est professionnel cela peut constituer un « certain risque ».

On voit tout de suite qu’on est pas non plus dans le même modèle économique.

Mais libre n’est pas pour autant synonyme de gratuit, même si une très grosse proportion de logiciels libres sont également gratuits. Et même, certains logiciels libres peuvent être commerciaux, payants, sans droit de redistribution à des fins commerciales… Tout dépend du type de licence associée.

Enfin, les logiciels libres ne sont pas « libres de droits », royalty-free en anglais, une notion se référant à la liberté d’utilisation de certains contenus, le plus souvent artistiques, dont l’acquéreur peut disposer comme bon lui semble, sans en référer ni payer de redevances à l’auteur.
Ils ne sont pas non-plus du « domaine public ». Ce sont bien des œuvres couvertes par le droit de la propriété intellectuelle.

Et l’Open Source ?

Oui, on confond aussi les notions de libre et d’Open Source, ce n’est pas très étonnant, il y a un « tronc commun », historique même.

Ce qu’on appelle le « source », c’est le code informatique dans lequel le logiciel est écrit. Le logiciel est donc dit ouvert (open en anglais) lorsque tout le monde peut avoir accès au code source, le modifier pour en dériver d’autres logiciels, tout en restant libre de les redistribuer.

On peut voir dans l’approche « Logiciel Libre » une perception plutôt philosophique ou éthique alors qu’elle est assez technique concernant « l’Open Source ».

On parle de plus en plus de FLOSS, pour « Free/Libre and Open Source Software », en français Logiciel Libre et Open Source, et tout le monde est content (ou presque) !

Bon d’accord, et les « Freeware » dans tout ça ?

Pas grand chose à voir : le « free » de freeware porte le sens de « gratuit », et non pas « libre ». Un freeware, en français, c’est un « graticiel ».

Pour tout dire, le freeware peut être libre/Open Source ou non, c’est indépendant.

Et quel rapport avec i.d & l ?

Le logiciel libre a de nombreux atouts pour les entreprises (et les particuliers aussi, bien entendus), d’ailleurs le monde de l’entreprise s’y intéresse de plus en plus, toutes dimensions confondues, de très longue date pour certaines.

Des exemples ? Une grande majorité des sites web sont réalisés avec des logiciels libres, à commencer par celui qui héberge ce site, mais on peut aussi citer Google, Facebook, des noms qui parlent à tout le monde en ce début de XXIème siècle…

Les logiciels libres sont des vecteurs de compétitivité pour les entreprises, les études fleurissent sur le sujet. Ici la suite bureautique LibreOffice, là un Programme de Gestion Intégrée (ERP) Open Source, ou encore le navigateur Firefox, la Gestion de Parc GLPI, etc…

I.d & l choisit de travailler avec les FLOSS parce qu’ils sont conformes aux objectifs de la société, parce qu’ils sont « équitables », parce qu’ils sont des opportunités exceptionnelles de partage et de montée en compétence pour leurs auteurs.

Souvent beaucoup moins « marketés » que leurs concurrents non libres, ils n’en sont pas moins très correctement réalisés et stables. Il n’y a pas dans le libre cette concurrence qui poussent les éditeurs de logiciels à sortir leurs produits sur le marché avant d’être suffisamment finis/testés, les « service packs » et autres « patchs » diffusés plus tard étant là pour corriger les bugs et autres dysfonctionnements souvent pénibles pour les utilisateurs (mais il fallait bien « occuper le marché »).

En cela, les logiciels libres sont souvent globalement mieux écrits, en conformité avec les standards industrielles et de faits, y compris et surtout pour les formats de données, également ouverts et interopérables, et dégagent des performances très intéressantes sur tous types de matériels, y compris sur les PC qui s’étouffent littéralement sous le poids des systèmes et logiciels Microsoft ou autres.
A commencer par le système : je ne me lasse pas de constater l’étonnement des personnes devant les temps de réponse de leur PC, poussif sous Windows, lorsque Ubuntu leur est présenté sur leur propre machine. Une seconde jeunesse pour ces PC, et quelle économie de matériels et de licences ! Il y a tout de même des dépenses plus judicieuses que celles que nous imposent les distributeurs informatiques !

On peut aussi ajouter l’absence de virus, la stabilité (plus d’écran bleu, des temps de réponse constants dans le temps, …), une communauté d’utilisateurs pour qui l’entraide est l’usage, une diversité de logiciels impressionnante, etc.

Mais… c’est différent…

Oui, c’est d’ailleurs pas plus mal. Et ça l’est tout autant que de quitter un PC/Windows pour aller sur un MAC, ou l’inverse, peut-être moins d’ailleurs…

Quand on utilise déjà des logiciels libres (sans même le savoir, parfois) sur son PC/Windows ou son MAC, comme par exemple Firefox ou VLC, on sait alors que ces différences d’utilisation, par rapport à Internet Explorer ou Windows Media Player en l’occurrence, sont vite oubliées : l’affaire de quelques jours au plus et après on oublie tout simplement l’ancien logiciel.

Pour une grande majorité des utilisateurs et des logiciels, le changement est avant tout psychologique et vite oublié une fois le cap de la première « confrontation » passé. Les fonctionnalités de base sont très vite identifiées, assimilées et… la vie continue !

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